LE CHAMP DE TIR DU RAVIN DE LA LARE DANS LES ALPES-MARITIMES EN 1992 #champdetir #ravindelare #nice #shootingrange #ravindelarenice #gunrange #outdoorshooting #targetpractice #firingrange #shootingpractice #gunshooting #ravindelaregunrange #nicegunrange #shootinglocation #gunpractice
Un sacré souvenir
L’année 1992, profitant d'une affectation à la PJ de Nice, j'ai réalisé mon vieux rêve de faire du tir à la poudre noire dans l'arrière-pays niçois. Tous mes souvenirs d'adolescence sont dans cette région avec un coup de cœur pour leurs montagnes ; la grimpette du Baou de St-Jeannet par la voie normale sous le vent glacé d'automne ; Le Mont Pansier de St-Auban ; St-Martin-de-Vésubie et la Vallée des Merveilles avec le Bégo ; les promenades autour d'Auron…et le souvenir d'Ange Fénoglio, ce guide extraordinaire avec sa recette du vin cuit aux clous de girofles !
Le lendemain de mon arrivée à la caserne Auvarre de Nice, sans
plus attendre, j'ai rendu visite à mon armurier pour prendre possession du colt
51 Navy que je lui avait commandé.
Ce revolver de calibre 36 PN à six coups, conçu par Samuel
Colt, se charge par l'avant du barillet avec une mise à feu par des amorces à percussion à simple action. Il a
un canon de 19 cm et pèse 1,250 Kg. Il fut utilisé principalement par
l'infanterie américaine entre 1850 et 1873 pour sa précision, son faible recul
et sa bonne prise en main.
Pour le charger, on met les amorces sur les cheminées du
barillet puis on retourne le revolver et on remplit les chambres avec la poudre
noire dosée avec un chargeur de poudre. Il ne reste plus qu'à enfoncer les
plombs dans les chambres avec le levier de chargement qui est sous le canon.
Ce champ de tir était à environ 30 minutes de Nice en
voiture pour quelques 19 Km.
La route sinueuse traverse une nature sauvage qui ne peut
laisser indifférent.
Cet automne 1992, j'ai donc eu la chance de profiter au
maximum de cet endroit génial d'autant que, tenez-vous bien, le lieu était
souvent désert et libre d'accès !
C'est soi-disant pour éviter ce nettoyage si contraignant
qu'un imprudent s'est risqué un jour à extraire l'explosif des munitions de son
arme de service pour l'utiliser avec un revolver à poudre noire de type
San-Marco calibre 44. Dès le premier tir, la puissance de feu était
impressionnante. Mais au deuxième, le malheureux a eu la main brûlée et s'est
retrouvé avec l'amorce plantée sur le front (non loin de l'œil !) : le barillet
avait explosé !
Les collègues qui avaient récupéré ce barillet me l'ont
offert comme presse-papier !
A la longue, je me suis lassé de faire la lessive et je
suis allé Place de la Bourse à Paris, chez un professionnel bien connu pour
revendre ce mémorable Colt 1951 Navy.
Je garde cependant un très beau souvenir de l'époque où nous allions au Ravin de la Lare à Peillon dans les années 1992.
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